Le CCTB en deux mots
Le CCTB 2022, cahier des charges type bâtiments, est le référentiel publié par le Service public de Wallonie pour les marchés de bâtiments. Il est gratuit et se télécharge sur le portail batiments.wallonie.be, tome par tome :
- tome A : clauses administratives ;
- tome 0 : entreprise et chantier ;
- tome 1 : terrassements et fondations ;
- tome 2 : superstructures ;
- tome 3 : toiture ;
- tomes 4 et 5 : fermetures et finitions extérieures, puis intérieures ;
- tome 6 : HVAC et sanitaires ;
- tome 7 : électricité ;
- tome 8 : peinture et traitements de surface ;
- tome 9 : abords.
Les pouvoirs publics wallons s’y réfèrent, et beaucoup de bureaux l’utilisent aussi pour leurs clients privés : les textes sont tenus à jour, et les entreprises en connaissent le vocabulaire.
Comment est construit un poste
La codification va du général au particulier. Par exemple, dans le tome 2 :
24 Maçonneries › 24.1 Maçonneries portantes › 24.12 Maçonneries de blocs › 24.12.1 Blocs de béton › 24.12.1a Maçonnerie de blocs de béton lourds
Chaque article décrit les matériaux, l’exécution, les contrôles, puis le mesurage : l’unité (m², m³, pièce…), la façon de mesurer et la nature du marché. Les textes types laissent des choix à faire : classe de résistance, finition, dimensions. Un poste repris tel quel, sans choisir, c’est une question de l’entreprise pendant l’adjudication, ou un supplément sur chantier.
Les natures du marché : QF, QP, PG, PM
- QF, quantité forfaitaire : la quantité du métré est celle qui sera payée. Elle doit donc être juste.
- QP, quantité présumée : la quantité est une estimation ; on paie ce qui est réellement exécuté et mesuré. Utile quand on ne peut pas savoir à l’avance (terres polluées, reprises ponctuelles).
- PG, prix global : un seul prix pour l’ensemble du poste.
- PM, pour mémoire : pas de prix propre ; le travail est compris dans d’autres postes.
Le CCTB propose une nature pour chaque article, mais c’est à l’auteur du projet de la confirmer selon le projet.
Le métré récapitulatif
Le métré reprend chaque poste avec son numéro, son unité, sa nature et sa quantité. Les entreprises y mettent leurs prix unitaires : c’est ce qui rend les offres comparables ligne à ligne.
- Chaque ligne du métré a son texte dans le cahier, et chaque texte qui demande un prix a sa ligne au métré.
- Le numéro, l’unité et la nature sont les mêmes des deux côtés.
- Les postes qui ne viennent pas du CCTB ont aussi un numéro, pour que les offres puissent les citer.
- Le métré part chez les entreprises en Excel, le cahier en PDF.
Les pièges courants
- des copier-coller entre Word et Excel : numéros décalés, poste oublié d’un côté ;
- des unités qui ne se répondent pas : m² dans le cahier, m³ au métré ;
- des options du texte type laissées sans choix ;
- des clauses administratives reprises d’un autre projet, avec le mauvais maître de l’ouvrage ;
- une version du CCTB qui n’est plus la dernière.
Avant de lancer l’adjudication
- Chaque ligne du métré a son texte, et inversement.
- Unités et natures du marché sont relues poste par poste.
- Les quantités forfaitaires sont vérifiées sur les plans.
- Les postes hors CCTB sont numérotés.
- Page de garde et clauses générales sont celles de ce projet.
Faire son cahier des charges avec Arko
Arko est un logiciel en ligne pour les bureaux d’architecture belges, conçu par un architecte. Dans son outil Cahier des charges & métré, le cahier et le métré sont un seul document : un poste ajouté apparaît des deux côtés, avec le même numéro, la même unité et la même nature.
- La bibliothèque du bureau : importez une fois les PDF officiels des tomes du CCTB ; Arko les découpe en postes, et tout le bureau peut y chercher. Vos propres cahiers des charges types (Word ou PDF) s’y ajoutent.
- Lots à gauche, totaux en direct, sur le PC comme sur le téléphone.
- Postes libres numérotés HC.01, HC.02…, pour ce que le CCTB ne prévoit pas.
- Le cahier spécial des charges en PDF, avec page de garde et sommaire, et le métré en Excel à formules, prêt pour les entreprises.
- La suite : le comparatif des offres reprend le métré, et le lot retenu passe dans le suivi du budget.
Sur chantier, le suivi continue dans les rapports de chantier du même projet.